Les gens libres montrent leur visage !

par Walter Wobmann, conseiller national, président du Comité d’Egerkingen

(les paroles prononcées font foi)

Notre initiative aborde des questions fondamentales du vivre-ensemble : voulons-nous autoriser en Suisse la dissimulation du visage, symbole de l’oppression de la femme ? Voulons-nous laisser faire les casseurs qui se dissimulent le visage pour attaquer d’autres personnes ? Notre réponse est non ! Les expériences faites au Tessin et à l’étranger montrent que les interdictions de se dissimuler le visage dans l’espace public ont parfaitement fait leurs preuves.

L’initiative populaire « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage » demande qu’il soit interdit de se dissimuler le visage dans l’espace public. Elle prévoit des exceptions clairement définies, justifiées par des raisons de santé, des raisons de sécurité, des raisons climatiques et par des coutumes locales. Aujourd’hui déjà, une vingtaine d’États ont mis en place des formes d’interdiction de la dissimulation du visage, et ce nombre ne cesse de croître. Pour des raisons de sécurité, les États nord-africains et islamiques sont de plus en plus nombreux à interdire le port du voile intégral. Sur notre continent, la Cour européenne des droits de l’homme a statué que l’interdiction du voile intégral est licite.

Le voile intégral est, tout comme le minaret, un symbole de l’islam politique radical, alors que ni l’un ni l’autre ne sont pourtant mentionnés dans le Coran. Notre initiative n’entre dès lors absolument pas en conflit avec la liberté religieuse. Des centaines de milliers de musulmans vivent en Suisse depuis des décennies, et ce sans voile. Et c’est ainsi que cela devrait rester ! Je dis : il vaut mieux prévenir que guérir ! Contrairement à d’autres pays où l’islamisation est déjà très avancée, nous avons encore la possibilité d’agir en Suisse.

Le voile intégral est étroitement lié à l’idéologie islamiste radicale et est contraire à notre mode de vie. Cette idéologie antidémocratique véhicule également l’idée absurde selon laquelle tous les non-musulmans sont des infidèles et l’ordre juridique islamique totalitaire, la charia, est au-dessus de notre Constitution.

Sous l’angle sécuritaire, il faut aussi mentionner les délinquants violents et les vandales masqués qui se mêlent à des manifestations et à des cortèges ainsi que les hooligans présents lors de matchs de football, qui mettent en danger des vies humaines et causent des dommages matériels se chiffrant en millions de francs.

Dans notre culture, il est de coutume de montrer son visage dans l’espace public. Se dissimuler le visage est profondément contraire à l’ordre social libéral-démocratique et à nos valeurs fondamentales ; il faut y voir un signe d’oppression et de rejet desdites valeurs. Les gens libres se parlent à visage découvert. Porter un voile ou une cagoule revient à cacher son visage et sa personnalité et constitue une provocation et un dénigrement de notre société libre.

Les principes susmentionnés valent malgré la situation exceptionnelle due à la crise du coronavirus, qui inquiète actuellement une partie des citoyennes et des citoyens. Il est vrai que nous nous sommes tous habitués à devoir porter un masque de protection en de nombreux endroits. Toutefois, l’obligation de porter un masque édictée par l’État est temporaire et, espérons-le, prendra bientôt fin. Notre initiative, en revanche, veut ancrer dans la loi de manière permanente l’interdiction de se dissimuler le visage, tout en prévoyant des exceptions clairement définies, par exemple pour des raisons de santé.

Walter Wobmann, conseiller national